Les Calins (6)
Massacre vendéen de Saint-Pierre. À quel endroit a-t-il eu lieu ?
Pendant 7 mois, Cholet fut une ville de guerre vendéenne, centre de ravitaillement, point de concentration des armées jusqu’à la mi-octobre 1793 et la tragique virée de Galerne.
Le quartier Saint-Pierre fut particulièrement témoin de nombreuses scènes de violence et meurtres avec ses maisons pillées et incendiées.
Pendant que l’armée de Mayence, lancée aux trousses des vendéens les poursuivait de l’autre côté de la Loire, Cholet put jouir de quelques semaines d’un calme relatif.
Accalmie hélas bien fugitive, puisque dès le mois de décembre, un comité révolutionnaire inaugurait à Cholet le régime de la Terreur avec des arrestations, antichambre de l’échafaud ou de fusillades.
La grande armée vendéenne était morte. Rentraient furtivement ceux qui avaient pu s’échapper, ne cherchant qu’à disparaître et se faire oublier.
Vaincue, la Vendée demandait grâce et une politique d’apaisement.
Cette politique fut proposée par le bon général Jean-Baptiste Kléber, mais le commandement général avait été conféré à Turreau (Louis Marie Turreau de Lignières, dit Turreau de Garambouville) avec l’objectif de tout faire disparaître, les êtres et les choses avec ses colonnes de soldats sanguinaires. Ces colonnes que l’épouvante populaire stigmatisa du qualificatif de « colonnes infernales ».
Déchainée par ces incursions, une nouvelle guerre de Vendée s’est rallumée : guerre de désespoir et de représailles.
Le général vendéen Henri de la Rochejaquelein se fait bêtement tué le 28 janvier 1794 à Nuaillé.
Dès le 1er février, inquiet des incursions répétées de Stofflet de plus en plus nombreuses, le vaillant général Turreau décampe de Cholet pour s’installer à Mortagne-sur-Sèvre. Il est remplacé le général Moulin.
Le 8 février, à Cholet, Stofflet et ses soldats font une brève incursion dans la ville, tuant toute la garde et officiers du général Moulin qui se suicidera.
Les meurtres continuent aux abords de l’église Saint-Pierre, au Moulin à vent, à la Frairie, au Puits Gourdon, au vieux cimetière, aux Barrières, sous la houlette du général Jean-Baptiste Huché, le boucher ivre.
Après l’évacuation de Cholet et de tous ses habitants par Turreau le 5 mars 1794, de nombreuses personnes cachées se feront encore abattre.
Des phénomènes paranormaux dans l’aqueduc Farel aux Calins
Le 28 mars eut lieu le massacre de la Porte-Baron, à proximité du Vivier.
Nous avons retrouvé l’emplacement de ce carnage par l’intermédiaire de notre dossier « Farel » (anciens comptoirs de MM Farel Frères et Cambon de Montpellier) et son souterrain, l’emplacement des phénomènes paranormaux* (Bruits bizarres, portes qui claquent, vases qui tombent, lampes qui grillent régulièrement…), et le dossier « Morin Boutiller de Saint-André » nous indiquant la parcelle de monsieur Garciau où a eu lieu ce massacre.
*Nous évoquerons un autre phénomène paranormal dans le dossier du massacre républicain rue de l’ancien hôpital.
